Forum Web Intelligence & Usages

organisé par le projet Web Intelligence du cluster ISLE de la Région Rhône-Alpes
jeudi 4 février 2010.
 
Amphithéâtre Emilie du Chatelet - 31, avenue Jean Capelle - INSA Lyon (Tramway T1 arrêt INSA Einstein)

Quelques photos

Problématique

Les usages du Web se répandent, se multiplient, se diversifient, et viennent modifier nos habitudes de vie comme nos pratiques métier, bouleversant notre rapport au temps, à l’espace et au savoir, dépassant les frontières générationnelles pour transformer en profondeur les organisations humaines.

Le Web, c’est aussi un vaste espace de recherche, mais dont les travaux sont menés de manière fragmentée : il n’existe pas de “discipline” du web, et les recherches sont souvent le fait d’acteurs isolés ou de petites équipes. Depuis 2005, une communauté scientifique s’est structurée en Rhône-Alpes autour du projet "Web Intelligence". Ce projet vise à fédérer les activités de recherche articulant les dimensions de l’intelligence artificielle, de la communication homme-machine, du traitement de l’information et de la conception de services autour de la sphère du Web, participant ainsi à la construction de ce nouveau domaine de recherche. Il vise également sur le long terme à renforcer et à initier des collaborations entre usagers, industriels et scientifiques de la région.

Enjeux

Ce forum est conçu comme une journée "vitrine" de notre projet, que nous avons voulue centrée sur les usages : mettre en avant ces usages, c’est montrer le potentiel des modèles et des outils que nous développons, c’est aussi identifier des verrous scientifiques et techniques dont certains peuvent être partagés, enfin c’est percevoir des enjeux de recherche pour le futur.

La journée sera l’occasion de plusieurs présentations de chercheurs de la région autour des problématiques de la mobilité, du web 2.0, des médias, des réseaux sociaux ou de la confiance. La journée sera introduite par Bernard Conein, sociologue, directeur du Laboratoire des Usages des TIC de Sophia Antipolis. Nous aurons également le plaisir d’accueillir (sous réserve) François Pouilloux, Directeur Recherche & Développement de la Société IXXO et membre du club industriel du projet.

Résumés des interventions

Introduction [Transparents]

F. Pouilloux, Directeur Recherche & Développement, Société IXXO, Lyon - La "Web Intelligence" au secours des entreprises en quête d’information stratégique sur le Web : retour d’expérience et perspectives d’application dans un service logiciel professionnel [Transparents]

Après une brève introduction de la perception par Ixxo du concept de web intelligence, nous tenterons d’illustrer le potentiel des technologies de web intelligence mises en oeuvre ou à venir dans notre produit Squido à travers quelques cas client.
Ces exemples concrets nous amèneront à exposer les verrous scientifiques et les enjeux de recherche auxquels Ixxo se trouve confrontée pour répondre aux attentes de ses clients.
Nous achèverons notre intervention par une courte présentation des collaborations scientifiques régionales et européennes engagées par Ixxo sur ces thématiques grâce à la médiation du projet Web Intelligence.

P. Gilbert (ALINTO, Lyon), G. Recourcé (KWAGA, Paris) et JM. Petit, R. Vuillemot (LIRIS, INSA Lyon) - Le mail sémantique : usages et verrous scientifiques à travers le projet DLM 3.0 [Transparents]

Le mail est encore au coeur des communications numériques, aussi bien professionnelles que personnelles. Le projet DLM 3.0 - Demain Le Mail 3.0, vise à permettre l’intégration de sémantique dans l’utilisation quotidienne des mails et faciliter ainsi leur tri, organisation et traitement. Nous présentons les verrous techniques, scientifiques associés, et donnerons les premiers retours d’une enquête d’usage menée au sein de l’APCE.

A. Stavrianou (ERIC, Lyon2) - Fouille de forum internet [Transparents]

Le développement du Web 2.0 a donné lieu à la production d’une grande quantité de discussions en ligne. La fouille et l’extraction de données de qualité issues de ces discussions en ligne sont importantes dans de nombreux domaines (industrie, marketing). Ce type de discussions contient des opinions et des croyances de personnes et cela explique pourquoi il y a un intérêt à développer des outils d’analyse efficaces pour celles-ci.
Dans le cadre de notre travail nous avons défini un modèle qui représente les discussions en ligne de type forum et facilite leur analyse. Une partie de ce travail est faite pour le projet "Conversession" développé pour une entreprise soutenue par CREALYS, incubateur d’entreprise de la région Rhône-Alpes.
Une liste de messages clés est recommandée à l’utilisateur pour permettre une participation plus efficace au sein de la discussion. De plus, un système prototype a été implémenté pour permettre à l’utilisateur de fouiller les discussions en ligne en sélectionnant un sous ensemble d’objets de type message et naviguer à travers ceux-ci de manière efficace.

B. Conein (Professeur de Sociologie, Université de Nice, Laboratoire des usages de Sophia Antipolis) - Relation de discussion et réseaux d’interaction

Le WEB n’est pas seulement un phénomène à étudier mais un outil pour étudier les interactions et les réseaux sociaux sur une grande échelle. La possibilité de construire des grands graphes de terrain permet de rendre visibles des degrés de coopération entre les agents, l’émergence des réseaux de discussion à partir des réseaux de conseil ainsi que des contraintes exercées par la structure des graphes sur les interactions. Nous montrerons ces phénomènes à partir d’une étude des réseaux de discussion sur des mailing-lists groupant des utilisateurs de l’Open Source. La spécificité des Open Models comme modèles de la coopération provient en partie de la capacité à combiner deux types de réseaux (discussion/conseil) en exploitant à la fois le grand nombre et la densité des interactions.

E. Egyed-Zsigmond, S. Gesche, S. Calabretto (LIRIS) - Internet, Pluralisme et Redondance de l’information

La multiplication des acteurs de communication sur internet devrait logiquement entraîner une plus grande diversité dans les sources d’information disponibles. Toutefois de plus en plus d’études récentes mettent en doute cette hypothèse. Le projet ANR Jeunes Chercheurs IPRI a été initié afin de faire le point sur ces croyances et déterminer les schémas de propagation des actualités sur ce média. Notre principal objectif est de fournir une aide à l’analyse des informations de presse sur des évènements d’actualités. Nous assistons la catégorisation en fournissant un outil de classification dynamique des thématiques et des sujets extraits de flux RSS au moyen de ressources du Web sémantique. Notre solution lie la catégorisation sur des domaines non spécialisés à des ressources sémantiques tels que des ontologies et des thésaurus.

G. Dubrisay (Clearbus), P. Jaillon (École des Mines de St-Etienne) - À la recherche de l’identité numérique de mon correspondant

ClearBUS vise le développement d’un service postal universel, numérique de bout en bout. Cette transposition reprend les propriétés d’identité des correspondants, la confidentialité des échanges et conserve la valeur légale des documents, ce que l’e-mail n’assume pas.
Le service Clearbus doit traiter avec fiabilité (Service de Confiance) un adressage des destinataires dans un espace ouvert : les réseaux et le Web. L’objet à traiter pour cela est l’identité numérique - mal définie à ce jour - avec toutes les fonctions de gestion nécessaire à ce nouvel ADN (Adresse de Distribution Numérique).

R. Laurini (LIRIS) - Introduction au web sémantique géographique : GeoWeb

En précisant que « 80 % des données existantes de par le monde ont une base géographique », nous comprenons l’importance des aspects géographiques liés aux nouvelles approches du Web 2.0, connues sous le nom de GeoWeb. Dans cet exposé, seront abordées les grandes problématiques du GeoWeb, à savoir la découverte, l’organisation et la recherche d’information géographique lesquelles nécessitent de découvrir les traces géographiques dans les documents (GeoParsing) et leur codage en latitude/longitude (GeoCoding), tout ceci étant lié à des répertoires de toponymes (GeoNaming). Ensuite c’est grâce à la combinaison des empreintes spatiales et des ontologies sémantiques et géographiques que pourront être résolues les requêtes du GeoWeb.
Dans un deuxième temps, sera rapidement présenté le globe terrestre comme infrastructure informationnelle (à deux et à trois dimensions) pour l’organisation et l’indexation spatiale des documents (GeoTagging), notamment pour les sociétés Google et Microsoft (Bing). Références : cours de master sur le GeoWeb

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